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Le volet ours de la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité (SPVB)

samedi 22 février 2014 par Rédaction

Parmi les sujets à l’ordre du jour du Comité de massif des Pyrénées du 20 février dernier http://www.pyrenees-pireneus.com/Comite-de-massif/2014-02-20-Assemblee-Pleniere-Comite-Massif-Pyrenees.html il y avait :

  • état d’avancement de la démarche
  • information sur le volet ours brun de la SPVB

Sujet transformé, selon une information de la DREAL Midi-Pyrénées en lancement de « l’élaboration d’un volet Ours brun dans la SPVB »

Une Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité (SPVB) http://www.pyrenees-pireneus.com/Comite-de-massif/Strategie-pyreneenne-valorisation-biodiversite/Strategie-biodiversite-pyrenees-Elaboration.html a été validée par le comité de massif en janvier 2012. Selon la DREAL : « Cette stratégie articule la diversité des actions développées en la matière ». Dans ce cadre, le ministre de l’Écologie, Philippe Martin, « a demandé l’élaboration d’un volet Ours brun dans la SPVB ». Il aura donc fallu une réunion « sous la présidence conjointe de Monsieur Henri-Michel Comet, préfet de la région Midi-Pyrénées, préfet coordonnateur du massif des Pyrénées, et de Monsieur François Maïtia, président de la commission permanente du comité de massif » pour lancer une telle opération.

Toujours selon la DREAL, « le comité de Massif a chargé le Comité de suivi de la SPVB (élus, représentants des gouvernements espagnol et andorran, des activités économiques, des associations, des socio-professionnels, des parcs) d’élaborer le projet du volet ours de cette stratégie. Il en étudiera les différents items ainsi que les actions et orientations s’y rapportant ». Lorsqu’il s’agit de l’ours, l’objectif est toujours « d’assurer la sauvegarde de l’ours et de maintenir l’activité pastorale grâce notamment ». Voilà un postulat de travail qui évite de rechercher la vérité et de prendre en compte la réalité, qui préside aux destinées des Pyrénées et à la réflexion d’un groupe qui, manifestement, pourrait bien perdre son temps.

Ce que ne précise pas la DREAL, c’est le positionnement des élus et des représentants de la profession agricole. Ces derniers, par la voix de Bernard Moules (FNSEA) et de Jean-Michel Anxolabehere, Président de l’Association des Chambres d’Agriculture des Pyrénées (ACAP) lancent un avertissement très clair quant à des introductions. La réflexion ne doit pas se limiter à 6 ours dans l’immédiat mais à 258 ours matures minimum http://pyrenees-pireneus.com/WordPress3/2014/02/19/258-ours-dans-les-pyrenees-cest-un-objectif-affiche-par-le-museum-dhistoire-naturelle/ pour assurer la pérennité de l’espèce selon un rapport du Muséum National d’Histoire Naturel. http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/Introductions/France/2013-2014-Projet-Plan-Introduction-Ours/2013-09-26-Expertise-Collective-Scientifique-Ours-Pyrenees-Museum-National-Histoire-Naturelle-MNHN.html ( Voir l’analyse de l’ADDIP http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/ours/Introductions/France/2013-2014-Projet-Plan-Introduction-Ours/2014-02-12-Introduction-Ours-Pyrenees-Reponse-Coordination-ADDIP-Expertise-Museum-Histoire-Naturelle.html ) Les Pyrénées et surtout les Pyrénéens sont-ils disposés à accepter autant d’ours sur leurs territoires ? Avec 20 ours il y a déjà des difficultés pour un coût inacceptable, imaginons avec 12 à 15 fois plus…. Une catastrophe annoncée comme dans les Alpes avec le loup. Par ailleurs, doit-on et peut-on financièrement porter artificiellement, une population d’ours, c’est-à-dire une espèce qui, comme le loup, n’est nullement en danger. Cette artificialisation de la nature est-elle de la biodiversité ou de la gestion de parc animalier ? Il faut aussi rappeler que ces ours sont le fruit d’importations de Slovénie réalisées dans des conditions contestées tant par les organisations syndicales que par la coordination pyrénéenne ADDIP.

Néanmoins, à une époque où les services publics et les écoles sont abandonnés dans les vallées, l’ours va mobiliser d’autres fonctionnaires pour assurer sa sauvegarde et maintenir l’activité pastorale grâce, selon la DREAL :

• à l’accompagnement technico-économique des élevages exposés au risque de prédation, en compatibilité avec le prochain Plan de soutien à l’économie de montagne (PSEM),

• à concilier les activités cynégétiques avec la présence d’ours,

• à examiner collectivement les différentes expertises menées sur le sujet dont le rapport rendu par le Muséum National d’Histoire Naturelle sera un des éléments Télécharger l’étude du 26 septembre 2013,

• à engager une concertation transfrontalière en coordination avec le comité de suivi SPVB.

Des orientations qui ont subitement été modifiées depuis mars 2013 http://www.pyrenees-pireneus.com/Comite-de-massif/Strategie-pyreneenne-valorisation-biodiversite/2013-03-27-Volet-Ours-Strategie-Pyreneenne-Valorisation-Biodiversite.html Ce projet devrait être présenté au comité de massif au cours du second semestre 2014. Ce qui laisse déjà prévoir aucune procédure d’introduction en 2014 et assez peu probable en 2015 à la veille des élections régionales.

Toutefois une interrogation existe quant aux conditionnalités des aides du Plan de soutien à l’économie de montagne (PSEM). Assortir ces aides à la condition d’acceptation des prédateurs, ours et loups, comme le souhaite les écologistes et certains inspecteurs généraux de l’environnement (Cf. Rapport Guth / Bracque http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/Loups/France/Rapports-Etudes-Plans-Reflexions/Loup-Rapport-GuthBracque-2008-01.pdf ) pourrait bien mettre le feu aux montagnes. Quant à « l’accompagnement technico-économique des élevages exposés au risque de prédation » nous connaissons tous le néant actuel et les 400 000 Euros versés à une association d’opérette pour placer des chiens… Nous sommes en plein délire. Il serait souhaitable d’y mettre un terme et penser aux choses sérieuses pour l’avenir des Pyrénées et des pyrénéens.

Une affaire à suivre….

Louis Dollo