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Découpage des cantons… L’histoire se répète-t-elle ?

samedi 1er février 2014 par Rédaction

Journée non stop pour les conseillers généraux pour aboutir à un vote de rejet de la proposition du ministère de refonte de la carte des cantons du département. « Projet ministériel retoqué » nous dit José Marthe. Et à l’unanimité des votants puisque le parti socialiste a décidé de ne pas participer. Curieuse manière de défendre le projet de gouvernement. Mais tout le monde « se veut positif » et va donc faire des « vœux ». En clair : proposer des aménagements.

Rappel de l’histoire

Ce débat, cette confrontation des idées nous ramène aux origines de la création de ce département. Une création qui s’est fait un peu dans la douleur. Avec un Bertrand Barère http://www.pyrenees-pireneus.com/Histoire/Pyreneens/Bertrand-Barere/bertrand_barere_de__vieuzac.htm représentant des intérêts et devant négocier des alliances de territoires http://www.pyrenees-pireneus.com/Histoire/Departements-Francais/Histoire-Hautes-Pyrenees.html puis la difficulté de trouver un nom. Comme au rugby c’est la mêlée, on se bouscule et on termine par une troisième mi-temps. Presque !

Un débat violent

Il parait qu’il existe une majorité de gauche au Conseil Général composé du PS et du PRG. Vision d’apocalypse au cours de cet après-midi. « Les socialistes m’exaspère autant que les écologistes » nous confie discrètement un élu PRG. Ça promet ! Et le débat fut à la hauteur. D’entrée Chantal Robin Rodrigo, au nom du PRG, annonce 4 suggestions de modification de la composition des cantons et 4 suggestions de modification de nom avec vote bloqué. Ce qui ne laisse guère la place à la discussion.

Réaction de Josette Durrieu : « Vote bloqué égal débat bloqué »… « On pourrait voter sur certaines propositions » ce qui laisse entrevoir qu’ils peuvent accepter une partie mais pas la totalité. Et ils ont aussi des propositions à faire. « C’est tout ou rien » dira la sénatrice. « Vous prenez la responsabilité pour que ce ne soit rien ». Ça tourne au vinaigre  : « Il n’y a plus de débat »

De son côté José Marthe (Entente républicaine) donne le sentiment de compter les points entre PS et PRG : « Je ne rentre pas dans la discussion entre le PS et le PRG » dira-t-il.

Jean Glavany monte en première ligne : « Les propositions que vous faites sont toutes recevables mais incompatible avec un vote bloqué… C’est fondamentalement anti-démocratique… C’est un avex de faiblesse ». Et de rappeler qu’il faut convaincre le ministère : « c’est mal parti »

Janine Dubié rappelle que « le temps de concertation c’était avant le 26 décembre sur des documents datés du 19 novembre… Nous avons fait les mêmes propositions qu’aujourd’hui et nous n’avons pas été entendus ». Est-il raisonnable de perdre son temps à essayer de convaincre ?

En définitive nous assisterons à des échanges un peu vifs avec un Président qui tente de trouver un terrain d’entente. Il finira par suspendre la séance pour que chacun se retrouve en famille. Nous trouvons une Chantal Robin Rodrigo très combative, déterminée… en pleine forme ! Et accrochée au vote bloqué.

Un retour au calme mais….

Il n’y aura pas de vote bloqué. Un accord entre les deux partis semble avoir été trouvé. 3 des 4 modifications de cantons seront acceptés à l’unanimité. Les changements de noms également. Un climat apaisé qui laissera probablement des traces.

Pour José Marthe, « l’Entente Républicaine était surtout attentive à ce qui se passait sur la carte du Haut-Adour en réunissant Campan et Bagnères et 10 communes des Baronnies ». Une proposition qui a fait l’unanimité.

Quel avenir pour ce débat ?

Débat vif et riche mais, curieusement peu d’élus croient à une issue favorable. « Le ministère fera ce qu’il voudra » pouvait-on entendre. Et en arrière-plan l’ombre de Jean Glavany et ses amitiés et influences ministérielles ne laissait guère de place à l’intérêt de cette journée. Il reste donc à attendre le décret final sans oublier que n’importe qui peut engager un recours en Conseil d’Etat

Le recours en Conseil d’Etat

En France, le débat est tellement vif qu’une association s’est créée autour de Jean Lassalle « Touche pas à mon canton » http://touchepasamoncanton.org avec un manifeste http://touchepasamoncanton.org/?page_id=14 et une page Facebook https://www.facebook.com/Touchepasamoncanton où nous pouvons lire : « Est né de l’idée que va disparaître une des plus importantes traditions françaises dont la république a fait une de ses devises. La relation historique et intime de l’HOMME et des TERRITOIRES, le fondement de la République c’est l’égalité des chances sur l’ensemble du territoire….. »  https://www.facebook.com/Touchepasamoncanton/info Mais le plus original est sans doute la possibilité pour tous de se joindre à un recours en Conseil d’Etat (PDF ci-dessous)

Compte tenu de toutes ces procédures, des oppositions qui se manifestent un peu partout, la grande question sera de savoir si cette réforme qui, en dehors de la carte qui est tout sauf un tripotage électoral, il existe beaucoup d’autres problèmes notamment un coût qui laisse rêveur.

Louis Dollo