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La Sainte-Geneviève au groupement de gendarmerie

vendredi 10 janvier 2014 par Rédaction

Sainte Geneviève, patronne des gendarmes depuis le 18 mai 1962 par décret du pape Jean XXIII, a été honorée comme il se doit hier matin par la gendarmerie des Hautes- Pyrénées. Après une messe à la cathédrale célébrée par le père Etienne D’Escrivain, aumônier militaire, les gendarmes de tous grades et leurs invités civils et militaires se sont retrouvés dans les locaux de la gendarmerie mobile pour un moment de convivialité en présence du préfet Hubert d’Abzac. Auparavant, le lieutenant-colonel Thomas Deprecq, commandant le groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées et le préfet ont pris la parole.

C’est avec un très grand plaisir qu’au nom des militaires et civils de la gendarmerie, quel que soit leur statut, je vous accueille aujourd’hui pour célébrer Sainte Geneviève la patronne des gendarmes.

Je souhaite remercier ici notre aumônier militaire, le père Etienne D’Escrivain, à la fois pour la belle célébration qui a précédé, mais aussi pour le temps passé auprès des militaires de la gendarmerie au cours de cette année. Ces temps de recueillement ou d’échange sont bons, voire indispensables pour redonner du sens à l’action quotidienne, souvent trépidante.

Monsieur le Préfet, madame la procureure, mesdames et messieurs les élus,

Nous, gendarmes des Hautes-Pyrénées, savons combien vous comptez sur nous pour remplir notre mission de sécurité au profit de la population.

Chaque semaine nous nous entretenons, monsieur le Préfet, sur cette question vitale de la sécurité de nos concitoyens.

Je peux vous assurer que patiemment, mais de manière inlassable et persévérante, les gendarmes des Hautes-Pyrénées remplissent le mieux qu’ils le peuvent la mission confiée, pour protéger les personnes et les biens, pour préserver et parfois consolider voire reconstruire la paix sociale, bref pour répondre à une demande de sécurité toujours plus forte.

Nous sommes tous mobilisés en particulier pour réduire l’insécurité routière et le nombre de morts et de blessés sur nos routes.

Nous innovons et perfectionnons sans cesse nos modes d’action pour réduire les atteintes aux personnes et aux biens .

Aujourd’hui, nous sommes particulièrement sensibles et honorés de votre présence parmi nous, qui nous aide et nous donne confiance.

GGD 65

Je souhaite vous dire quelques mots sur le groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées. Celui-ci est responsable de la sécurité des personnes et des biens sur 95% du territoire des HP et au profit de 228 594 habitants, soit 61% de la population.

Comptant 384 personnes, la gendarmerie a une compétence partagée dans le département avec la police nationale, cette dernière exerçant sa mission sur le grand Tarbes et à Lourdes. Le message que je souhaite faire passer ici c’est que le cœur du groupement de gendarmerie, c’est la brigade territoriale ou la communauté de brigade, ce sont les unités au contact direct de la population ou de l’événement.

L’ensemble des capacités de la gendarmerie travaillent pour que les gendarmes des brigades territoriales produisent de la sécurité quotidiennement, à la ville comme à la campagne, en montagne comme dans les vallées, au service de la population.

Les PSIG et les BR, les trois compagnies, celle de Tarbes, celle de Bagnères, celle d’Argelès, l’escadron de sécurité routière, le PGHM, le centre opérationnel et de renseignement de la gendarmerie, la brigade départementale de renseignement et d’information judiciaire, le détachement aérien, la section de recherche, les gendarmes mobiles, les réservistes, etc, tous les hommes et toutes les femmes de ces unités unissent leurs forces en appui de la brigade territoriale, pour rendre le meilleur service à la population.

Cette organisation aux multiples composantes, militaire, à proximité de la population, totalement intégrée dans le territoire, fait la force de la gendarmerie et permet sa montée en puissance en cas de crise.

CRISE

Des crises, nous en avons connues en 2013.

Nous pensons tous aux crues de l’automne et de l’été, à l’avalanche de Barèges l’hiver dernier. Certains d’entre nous ont également géré remarquablement et maitrisé en douceur avec le renfort du Pi2G, deux forcenés armés en août et septembre. Je pense également aux évènements dramatiques qu’a connu la commune de Nouilhan, là encore avec une interpellation remarquable de sang froid. Je pense encore à ceux d’entre nous qui sont intervenus lors d’accidents dramatiques, sur la route ou en montagne. Et chacun a en tête, tel ou tel souvenir pénible, d’une découverte morbide, d’un conflit familial douloureux, de couples déchirés, d’enfants déboussolés. J’arrête cette litanie désespérante.

Je souhaite cependant souligner aujourd’hui, que dans ces situations obscures, le gendarme est souvent l’ultime recours, celui qui permet de reprendre espoir et goût à la vie. Et c’est notamment cela que nous célébrons aujourd’hui, ces actions que vous avez menées cette année et le modèle de Sainte Geneviève qui est par excellence un modèle d’espérance.

SAINTE GENEVIEVE

C’est curieux d’avoir choisi une jeune fille, comme modèle des soldats de la loi. En temps de crise, cela semble paradoxal. Qu’est-ce qui fait qu’une jeune fille, peu expérimentée, fragile face à l’envahisseur, fragile au milieu d’une population désespérée, réussit à motiver, à organiser la défense, le combat ? C’est la foi me diront certains. Oui certainement, mais pas seulement.

C’est aussi me semble-t-il le sens des réalités. Geneviève est loin de toute idéologie. Elle est au contact avec le réel. Elle a conscience de sa fragilité face à l’ampleur de la crise. Elle vit cependant dans la confiance. Elle est animée de bon sens et de courage. Sa vie n’est pas un divertissement mais un accomplissement. C’est ce qui fait d’elle une sentinelle, un exemple, un témoin, en mesure de réveiller ses concitoyens et de les aider à surmonter la crise .

Nous gendarmes avons choisi le métier des armes pour protéger nos concitoyens, en particulier dans la tempête. Dans la paix comme dans la crise, nous veillons et intervenons jour et nuit, pour assurer à la campagne ou la ville, la sécurité des personnes et des biens, sans distinction ni préférence. Nous payons souvent dans notre chair, et parfois de notre vie cette mission de sécurité publique. Nous pouvons avoir une pensée particulière pour ceux qui ont été blessés, agressés, menacés de mort, frappés, insultés.

Je souhaite aujourd’hui vous encourager à poursuivre ce beau service. A l’image de Geneviève, soyez confiant, gardez le sens des réalités, appuyez vous sur votre bon sens, travaillez en équipe pour être plus fort, les subordonnés avec les chefs et les chefs avec les subordonnés, repensez l’action pour lui donner du sens, soyez une force humaine de proximité, vous engageant avec vos élus et au service la population. N’ayez pas peur de vous donner, de risquer d’innover. La statistique ne reflètera jamais le cœur que vous aurez mis à l’ouvrage, mais je connais votre engagement et c’est celui-ci qui fait la force de la gendarmerie.

Vous avez toute ma confiance et je suis avec vous pour relever les défis de cette nouvelle année.

Je terminerai mon propos en souhaitant à chacune des personnes qui nous font l’honneur d’être présente mes voeux les meilleurs et en souhaitant que par Sainte Geneviève vive la gendarmerie.

Je vous remercie.