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2014 : inversons la courbe de l’espoir (Les vœux du NPA)

lundi 6 janvier 2014 par Rédaction

On aimerait bien se souhaiter mutuellement une bonne année 2014… Mais elle commence mal ! TVA, compétitivité, Smic ou chômage, le cocktail est terrible.

L’augmentation de la TVA, effective depuis ce 1er janvier, va prélever 7 à 8 milliards d’euros, c’est-à-dire en moyenne 400 euros par an pour un couple avec deux enfants, et pas dans n’importe quelles poches ! La TVA est l’impôt le plus injuste, car il pèse proportionnellement deux fois plus sur les plus pauvres que sur les plus riches. Et à quoi vont servir ces milliards ? À compenser les cadeaux faits aux patrons sous la forme du crédit d’impôt pour la compétitivité et pour l’emploi (CICE).

Cette fameuse compétitivité des entreprises, qui justifie tous les cadeaux et toute la bienveillance du gouvernement à l’égard des patrons, est censée depuis trente ans représenter la seule arme contre le chômage. On sait ce qu’il en est… Hollande et son gouvernement peuvent torturer les chiffres, tordre les courbes dans tous les sens, le chômage atteindra 11% au cours de l’année 2014. La précarité n’a jamais été aussi importante. Le pouvoir d’achat lui n’a jamais été aussi bas depuis 1984, date du « tournant de la rigueur » de Mitterrand… Et ce n’est pas la dérisoire augmentation du Smic au 1er janvier – plus 10 centimes d’euros, de 9, 43 à 9, 53 euros brut de l’heure, soit 12 euros par mois – qui va changer les choses. La pauvreté frappe 10 millions de personnes et elle ne cesse d’augmenter.

Cette catastrophe humaine et sociale a mille visages. Derrière les chiffres du chômage, de la misère, il y a des femmes, des hommes, des enfants, des vies saccagées, des espoirs brisés… Cette catastrophe a aussi des responsables, des coupables. Responsable, un système capitaliste à bout de souffle qui épuise « les deux seules sources de toute richesse : la Terre et le travailleur » (et nous ajouterons à cette phrase de Marx plus que jamais d’actualité, les travailleuses !). Coupables, les gouvernements qui mènent les politiques d’austérité pour maintenir les profits malgré la crise du système.

Besoin de convergences pour gagner

Le bilan de ce gouvernement est le même que celui de ses prédécesseurs, qu’ils aient été de droite ou socialistes, et il est sans appel. Ce gouvernement, mais aussi tout le personnel politique, est formidablement discrédité et impopulaire, et il le mérite ! En revanche, nous sommes toutes et tous inquietEs et en colère de constater que pour l’instant, c’est le camp réactionnaire qui en profite. Il a occupé la rue au printemps dernier avec son discours homophobe. Il gagne du terrain quand le racisme s’étale et sort y compris de la bouche du ministre de l’Intérieur, quand les Roms sont délogés, expulsés, stigmatisés. Le FN gagne des points à chacune des élections partielles, mais aussi dans les quartiers où nous vivons, sur les marchés où nous distribuons nos tracts, dans les entreprises où nous militons...

Bien sûr, des résistances existent, en Bretagne, contre les licenciements, pour les salaires comme dans les raffineries, contre les destructions du service public dans les hôpitaux ou les écoles, à Notre-Dame-des-Landes, pour le droit au logement ou le droit au séjour... Mais les victoires sont trop rares. Chacune de ces mobilisations a besoin de la solidarité, de l’appui, de la convergence de toutes les autres. Chacune de ces mobilisations trouve en face d’elle la politique du gouvernement et beaucoup d’entre elles souffrent du refus des directions syndicales de l’affronter. Il n’y a pourtant rien de bon à attendre de ce gouvernement, il n’y a pas d’autre solution que de s’opposer à lui frontalement.

Urgence à construire une véritable opposition

Dans le même temps, il est indispensable de reprendre l’initiative sur le terrain politique, de montrer que, face au Parti socialiste et ses alliés, peut se construire une opposition de gauche, que celles et ceux qui refusent cette politique sont capables de s’unir et de construire un rapport de forces.

Pour inverser la courbe de l’espoir et ne pas laisser la place à la droite et à l’extrême droite, il est indispensable de prendre le contre pied de toutes les politiques libérales et réactionnaires en défendant un programme de partage des richesses et de partage du travail, un programme qui s’en prenne à la finance et au pouvoir des capitalistes, un programme qui serait mis en œuvre par un gouvernement vraiment du côté et au service de la population.

Tous nos vœux pour 2014 !

Le NPA 65