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Projet Sud Europe Atlantique : un communiqué de Josette Durrieu

jeudi 6 août 2009 par Rédaction

Communiqué de Josette Durrieu, Présidente du Conseil Général et Sénatrice des Hautes-Pyrénées

Le grand projet Sud-Europe Atlantique comprend 3 tronçons de lignes LGV :
• Tours-Bordeaux
• Bordeaux- Toulouse
• Bordeaux-Hendaye

Il s’agit d’un des plus grands chantiers européens, qui coûtera 13 milliards d’€.

Pour la première fois, l’Etat ne finance pas à 100%, mais seulement à 50%. L’Etat demande donc aux collectivités, à savoir régions, départements et agglomérations de financer les 50% restants. Cette démarche inédite est a priori inacceptable. L’Etat se désengage de ces fonctions régaliennes, et transfère des dépenses qui lui incombent sur les collectivités locales. D’un côté, il reproche à ces collectivités locales de trop dépenser mais il rajoute des dépenses. Il critique mais utilise le système. En résumé, l’Etat fait main basse sur les finances locales.

La Présidente de Poitou-Charentes, comme nous tous, a dénoncé ce scandale et elle a d’abord refusé catégoriquement, bloquant le projet. Elle avait sûrement raison. Mais elle renonce finalement au combat et cède comme tout le monde au chantage de l’Etat. Ce chantage se résume en quelques mots : « si vous voulez les liaisons LGV, vous devez maintenant les payer ! »

La situation est politiquement insupportable et réellement « immorale », selon les propos de la Présidente de Poitou-Charentes. Au demeurant, le défi qui nous est posé nous contraint à participer à ces financements pour ne pas hypothéquer l’avenir de nos régions et de nos départements.

Ainsi, l’Etat a demandé à la Région Midi-Pyrénées 1,1milliard d’€ et aux Hautes-Pyrénées, rien moins que 28,5 millions d’€ au Conseil Général et 11,5 millions d’€ à l’agglomération tarbaise, soit 40 millions d’€ pour un territoire qui, a priori, ne devait voir passer aucun train. Mais la solidarité avec la ville de Toulouse et la Région Midi-Pyrénées nous a conduits à une proposition qui a le mérite de l’engagement, mais à hauteur seulement de nos moyens et des conditions que nous avons fixées. A savoir :
• engagement sur la moitié de la somme demandée et seulement lorsque le barreau Bordeaux-Toulouse sera engagé
• réalisation d’un barreau supplémentaire Bigorre-Béarn : Tarbes/ Lourdes/ Pau/ Mont-de-Marsan/ Bordeaux, pour rejoindre Paris en moins de 3h.

Même sur la négociation de ces conditions intermédiaires, nous avons progressivement obtenu satisfaction même si la position du gouvernement reste tortueuse.

Ce chantier est essentiel pour l’avenir de notre région. Sa réalisation dépendait exclusivement de l’Etat, elle dépend maintenant de l’engagement des collectivités locales, qui poussent leur volonté à la limite extrême de leurs possibilités.

Mis en ligne jeudi 6 août 2009